Concours & Règlement

Concours & Règlement
« Mon blog est une rose qui se fane »

Bonjour ou bonsoir...

Tout d'abord une petite présentation s'impose :
Je m'appelle Camille (mais tout le monde me surnomme Misa), je suis née une nuit de novembre 1993, j'ai donc encore 15 ans --'. Je me trouve en première S.
Je suis fan de lecture, et j'écris à mes heures perdues. A la demande de certaines personnes, j'avais décidée de faire un blog de concours.


L'histoire de mon blog :
A sa création en octobre 2008, c'était un blog de concours, mais je mettait comme sujet tout un texte. Cela n'a pas eu beaucoup de succès. J'ai donc tout supprimé et j'ai mis une fiction que j'écris. Mais comme elle me déplu, je la supprima. Je recommença mon blog de concours, mes premiers sujets étant : le mariage, l'accident, la trahison et l'enfance. Mais les concours d'écriture n'étant pas à la mode je l'ai laissé en suspens et refait tout récemment en renouvellent les articles et en faisant de la pub.

Pour ce qui est du règlement : je n'en ai pas vraiment ! A vrai dire je laisse libre court au personnes sachant qu'il faut s'inscrire sur l'article du sujet et envoyé la nouvelle !

Les participants sont désigné gagnants par votes et sont inscrits ci-dessous. Chaque sujet auquel ils participeront ramènera des et les sujets remportés apportent des ★.

-> lien de démarrage
♥♥ -> 5 comm's
♥♥♥ -> 10 comm's
...
-> 15comm's
★★ -> place dans mes favoris
★★★ -> 25 comm's
★★★★ -> 35 comm's
★★★★★ -> un article avec un lien sur vos fictions
Eh bien qu'attendez-vous , à vos stylos !

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 10:02

Modifié le samedi 21 novembre 2009 10:15

Sujet 1 CLOS

Sujet 1 CLOS


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l*'__!'_Donc en premier sujet :__!__!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_LA TRAHISON__-_________!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Pour y participer:_!!!!!@''_'___!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Il faut s'incrire ici___!!@__'__!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Donner un titre_'____!_!____!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Pas de grossièreté_@_____!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Ton Texte Ici . Ton Texte Ici__!-_*'l____'l'__'l'__
l*'_!_!'_Les nouvelles sont à rendre!!-_*'l____'l'__'l'__
l*'!_!_!_'Avant le 11 novembre !!_!_!_!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Ton Texte Ici . Ton Texte Ici__!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Ton Texte Ici . Ton Texte Ici__!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Ton Texte Ici . Ton Texte Ici__!-_*'l____'l'__'l'__
l*'__!'_Ton Texte Ici . Ton Texte Ici__!-_*'l____'l'__'l'__
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Les participants :
- Malediction-des-loups [ Oubli ]
- concours-ecritures [ Envoyée ]
- Minii-Sucrette [ Envoyée ]
- Hii-st0ire-Inventee [ Envoyée ]

Classement :
1ère avec 3 votes :
Hii-st0ire-Inventee
2ème avec 2 votes : Minii-Sucrette
3ème avec 1 votes : Concours-ecritures

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 10:21

Modifié le samedi 21 novembre 2009 10:14

Envoi de nouvelles


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____________!-___Envoi de nouvelles_________'____
____________!-_________!_se fait ici____!_____'____
____________!-___Ton Texte Ici . Ton Texte Ici___'____
____________!-___Ton Texte Ici . Ton Texte Ici___'____
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___!-_!___Commentaires sur cet_@__'_____________
___!-___!!_article seront supprimé_@_'_____________
___!-_____à chaque fin de sujet___!__'_____________
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___!-___Ton Texte Ici . Ton Texte Ici___'_____________
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 10:06

Modifié le mardi 13 octobre 2009 13:03

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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 10:33

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 12:18

Texte 2 - Sujet 1

La gagnante

SOUS COUVERTURE

Intrigue :

Un jeune homme brisé par une ancienne relation amoureuse qui a mal tourné.
Une femme amoureuse de lui, et réciproquement.
Tout semble allez pour le mieux.
Jusqu'au jour où...


Depuis plus de quatre ans déjà, je vie dans l'angoisse quotidienne qu'on me retrouve. Et pourtant, j'ai bien changé. Un ami chirurgien, m'a transformé physiquement, je suis devenu beaucoup plus... beau ? Mes traits se sont affinés, se sont adoucis, cachant en moi la vrai bête sauvage. Il y a quatre ans, dans une ruelle sombre de ma petite ville nommée Arlon, j'avais abattu de sang froid un homme qui avait assassiné ma compagne, âgée de seulement vingt-deux ans. Nous filions le parfait amour. Mais ce type-là lui a retiré sa vie, comment pouvais-je lui laissé la sienne ! Avec ruse, je l'avais entraîné dans ce coin retiré et lui avait mit une balle en pleine tête. J'avais longuement réfléchis à la manière dont j'allais procéder et avait arrêté mon choix sur ce moyen. Malheureusement pour moi, un témoin oculaire m'a vu effectuer cet affreux geste – que je ne regrette pas, cependant. Depuis, j'ai du vivre caché, en volant pour survivre. Et puis, je m'étais souvenu de John. Un bon ami qui avait longtemps été un camarade de classe, nos chemins s'étaient séparés aux études. Je voulais être architecte, et lui chirurgien. J'avais été le trouver, incognito, lui faisant jurer de ne rien dire. Il me transforma le visage, et me prodigua les soins nécessaires. Cette chirurgie esthétique c'est produite bien après le meurtre, environ un an plus tard. Puis j'ai changé de nom, me faisant une nouvelle carte d'identité, non sans difficultés. « Derek Clark », pouvez vous lire sur ma carte d'identité. Mais en réalité, je m'appelais Jared Pier. Le Derek que je suis, est devenu un homme bien. Le meurtre ne fait plus partie de sa vie, ni Sonya – la petite amie de Jared, morte. Tout ça, ça appartenait à Jared. Pas à moi. Je suis caissier dans une petite épicerie, le meurtre ne m'a pas permis de faire le métier que je voulais. Je vis d'un maigre salaire, et loue un petit appartement trois pièces, pas trop loin de mon lieu de travail. Mais je gagne ma vie. Oui... Tout d'avant est effacé, enfin presque, et c'est ça le problème. Toutes les nuits, je rêve qu'on m'arrête et que je finis ma vie en prison. Je sursaute quand quelqu'un frappe à ma porte. J'essaie d'enfouir ça dans le cerveau de Jared, mais le passé revient sans cesse me rappeler ce qui s'est passé il y a quatre ans.
Allongé dans mon lit, je me repassai l'épisode, me faisant transpirer à grosses gouttes. Je décidai de me lever et de m'habiller pour le travail. Je me dirigeai vers ma cuisine pour manger. Au lieu de trouver un frigo bien remplit, je découvris une brique de lait, et le reste de spaghetti bolognaise d'hier. J'ouvris l'étagère au-dessus pour y prendre des céréales, comme chaque matin. Je mangeai mon met sans aucune énergie. Je passai à la salle de bain me faire un peu propre – brossage de dents, débarbouillage,... – et descendis. L'air frais vint s'engouffrer dans mes poumons, me faisant un bien fou ! Le temps était beau. Ciel bleu. Le soleil, encore à l'est, n'avait pas eu le temps de faire monter la température. Les mains dans les poches de mon short, je me dirigeai vers la petite épicerie. Je vis – de l'autre côté de la rue – que mon patron s'activait déjà, et je pressai la marche pour l'aider à décharger les caisses qui venaient d'arriver.
- Bonjour. Puis-je vous aider ?
- Ah Derek, te voilà. Oui, peux-tu terminer s'il te plaît ?
- Oui, sans problème.

Le vieillard partit. Le pauvre, à cet âge-là il devrait déjà être en pension, et pourtant, il l'aimait sa boutique. Il ne l'abandonnerait pour rien au monde, il y mourrait, m'avait-il dit. Pendant que je déchargeai les caisses de fruits et autres produits, je sentis qu'on m'observait. Je me retournai, mais ne vis rien. J'eu soudain une boule à l'estomac. M'avait-on retrouvé ? Allais-je aller en prison ? Je me regardai dans le rétroviseur de la camionnette. Impossible. Mon grand front avait été remplacé par un front de taille moyenne. Mes lèvres étaient plus fines, et mon nez plus allongé. Ma figure rondouillarde plus ou moins enfantine, était devenue mature. Non, on ne pouvait pas me retrouver, Jared Pier était enterré dans le passé.
- Allez petit, je dois aller à un rendez-vous, avec un fournisseur assez important. Peux-tu garder la boutique ?
- Sans problème.
- Merci ! A tantôt.

Je le suivis des yeux. Toujours occupé. Toujours en train de courir partout. Pour un vieil homme de quatre-vingt ans, il avait la pêche ! Nous étions jeudi, un jour relativement calme dans le commerce. La journée passa très vite, entre la fin du déchargement de la camionnette et les quelques clients quotidiens, rien de nouveau. Mon boss revint tôt, ce qui m'étonna car quand il avait une réunion importante, je m'occupai moi-même de la fermeture du magasin. Là, il restait encore deux bonnes heures. Il avait la tête baissée. Les yeux brillants. Je paniquai, ça c'était mal passé. Il redressa la tête, et je croisai son regard. Je l'interrogeai intérieurement. Il me dit de le suivre. Je m'enfonçai avec lui dans le fond de la boutique.
- Écoute, petit. Mes fournisseurs viennent de me lâcher.
Je le regardai ébahi. Non, ce n'était pas possible, on ne pouvait pas faire un coup pareil à un vieillard comme lui ! Si gentil, si serviable !
- Je ne roule pas sur l'or. Je ne saurais plus te garder. J'en suis désolé.
Tout bascula autour de moi, mais je le comprenais. Je ferais bonne figure. Il m'avait recueilli, alors que j'étais affamé. Il m'avait tendu la main. S'il savait ce que j'avais fait...
- Pas de problème, monsieur. Je peux comprendre, je chercherais du travail autre part.
- Tu n'auras pas de problème fiston. Tu travailles bien. Tu trouveras facilement un job.

En effet. Derek était un homme bien. Non, je suis un homme bien. Après tout, qui n'aurait pas réagi comme mon ancien moi ? Je n'aurais pas pu laisser vivre celui qui a tué ma bien aimée.
- Monsieur...
- Non, maintenant, appelle moi Jack.
- D'accord... Jack, vous allez me manquer.
- Toi aussi. Allez file !

On se serra la main, et je tournai les talons, je sortis dans la rue. Comme ce matin, je respirai le bon air, il n'était plus aussi frais que ce matin. Le soleil était déjà au trois quart de sa course. Sans réfléchir, je me dirigeai dans un bar. Quel geste stupide. Je ne tiens pas l'alcool, à vrai dire, je déteste ça. Un goût horrible, tellement éc½urant. J'entrai dans le café, et fus saisis par l'odeur de cigarette qui régnait dans cet horrible endroit. Mais qu'est ce qui m'avait pris de me rendre dans ce bar. Ignorant la petite voix qui me disait de faire demi-tour, je m'installai sur un des tabourets et commandai un Pessoa jus d'orange.
- Hé bien... Pour un homme... Ce n'est pas très costaud !
Je tournai la tête vers la voix qui m'avait parlé. Je découvris une blonde platine, aux yeux verts. Pas du tout mon goût.
- Vous n'aimez pas l'alcool hein ?
Oui et alors ? Mais je gardai cette pensée pour moi. Elle prit soudain mon verre et le but, cul sec. Ce style sans gêne ne me plut pas du tout, mais je ne sais pourquoi, je ne ripostai pas. Elle reposa brutalement le verre – vide – sur le bar.
- Marc ! Deux Whisky !
Elle me regarda et m'adressa un sourire, dévoilant ses dents blanches.
- Je vois très bien que ça ne vous va pas, vous avez un air abattu ! Il vous faut quelque chose de plus fort !
Je regardai mon verre vide et esquissa un faible sourire.
- Ah, comme ça, vous êtes craquant ! Moi, c'est Louise... mais on m'appelle Lou'. Et vous ?
- Derek. On se tutoie ?

Finalement, quelque chose m'attirai chez cette fille. Elle dégageait une onde positive autour d'elle, ce que j'appréciai. Son physique a sûrement fait fondre plus d'un homme, et pourtant ce n'était pas ça qui m'attirait chez elle, au contraire. C'était son caractère. Son sans gêne ne m'avait pas plut au début, mais c'était sans doute dans ses gènes. Je sentais qu'elle avait d'autres ressources cachées en elle. Les deux verres arrivèrent, et rien qu'à voir le liquide et à sentir l'odeur, j'avais l'estomac au bord des lèvres. Elle le vit et pris les deux verres, et les but comme le premier.
- Allons nous promener, je vois bien que tu n'es pas à l'aise ici.
Elle avait raison. Je n'avais pas souvent mis les pieds dans un bar.
- Je connais un super endroit. Magnifique au coucher du soleil. On prend ma voiture, ou la tienne ?
Je grimaçai. Je n'avais pas de véhicule. Elle ne servirait pas, de toute façon. Je ne partais jamais très loin. Et mon lieu de travail – ex-travail – était à cinquante mètres de mon appartement.
- Tu n'as pas de voiture.
- Non, j'ai le permis, mais pas de voiture.

Elle ne répondit pas et nous marchâmes vers son moyen de transport. Nous arrivâmes devant une splendide Mercedes décapotable noire. Je m'arrêtai à trois mètres du véhicule.
- Mon métier me le permet.
Une fois installés dans son bolide, je la questionnai.
- Que fais-tu ?
- Avocate.

Je me raidis. Elle devait connaître les lois mieux que quiconque et celles des meurtres en particulier.
- Et toi ?
- Hum... Je n'ai plus de boulot depuis la fin de cette après-midi.

Son silence m'indiqua qu'il fallait que je développe ma réponse.
- Je travaillais dans le petit magasin « Green's ». Les fournisseurs de mon patron l'ont lâché. Il ne pouvait pas se permettre de me garder.
Elle hocha simplement la tête, et le silence s'installa. Étrangement, j'avais envie de parler à cette inconnue. Je l'avais mal jugée au début, mais elle m'intriguait sérieusement. Ses yeux dégageaient de la gentillesse, comme Sonya.
- On est arrivés.
Je regardais autour de moi, des arbres. Voilà ce qu'il y avait. Des forêts. Tout autour de nous.
- Dans une demi-heure, le soleil commencera sa pente vers l'occident. C'est banal comme endroit, mais merveilleux.
Un sourire se dessina sur ses lèvres. Je la relookai. Blonde, yeux verts, short, t-shirt. Très décontracté pour une avocate. Cette fille, je l'aurais vu à l'autre bout de la rue, je ne l'aurais certainement pas abordé. Mais quand elle se mettait à sourire, quand elle s'exprimait, elle était radieuse. Soudain, elle releva les yeux de son volant. Je m'attendais à ce qu'elle me fasse un sermon pour la regarder de cette façon là, et pourtant rien. Elle plongea son regard émeraude dans le mien. Mon c½ur s'affola, mais je ne baissai pas les yeux. Elle se reprit en première, regarda dans la direction opposé. D'un ½il espiègle, je vis qu'elle souriait. Qu'elle était contente de m'avoir séduit. Que c'était sa mission, et qu'elle avait réussi.
Elle sortit de la voiture et s'éloigna dans la forêt. Sans hésiter, je la suivi. Elle me tournait le dos, pour la énième fois en peu de temps aujourd'hui, je la trouvais radieuse. J'étais attiré par cette fille. Elle avait réussi à me faire craquer. Elle m'avait appris – sans s'en rendre compte – de ne pas juger au premier regard. Je la trouvai réellement énervante au début, et maintenant, je voulais goûter au goût de ses lèvres. Et pourtant, une voix me soufflait de ne pas tomber dans le piège amoureux, j'y avais déjà laissé une partie de mon âme. Je n'étais plus entier. Mais j'avais la sensation qu'elle pouvait me réparer. Me remettre sur pied. Mais cette voix, elle me disait que j'allais encore souffrir. Mais toutefois, je ne voulais pas l'écouter. Erreur ?
Trop tard, je me dirigeai vers elle avec une envie irrésistible de la prendre dans mes bras. Ce que je fis dès que je fus à proximité. Elle se retourna, une lueur remplie de malice dans les yeux – ce qui ne fit que de me faire fondre encore plus. Je pris son menton, délicatement, et pencha ma tête pour que nos lèvre se touchent. Alors, je sentis un courant électrique passer dans mon corps, suivis d'une étrange passion.
Les mains sur ses hanches, j'essayai de la rapprocher encore plus de moi – alors qu'elle ne pouvait être plus près. Elle mit ses mains dans mes cheveux, me les ébouriffant. Nous reprîmes soudain nos esprits. Mon c½ur battait la chamade, je tendis l'oreille dans le silence de la forêt pour constater, que son c½ur battait lui aussi très vite. Elle garda ses mains sur ma nuque et son front contre le mien.
- Je... Je pense que ça s'appelle un coup de foudre, murmurais-je.
Elle rigola discrètement, ce qui me fit vibrer.
- Je t'aime, m'annonça-t-elle.
Si seulement elle savait l'effet qu'elle me faisait. Elle s'écarta un peu pour me regarder dans les yeux. Je me perdis dans son regard. Doucement, elle se rapprocha et m'embrassa sur la joue, délicatement.
- On dîne chez moi ? murmura-t-elle au creux de mon oreille.
- Si ça ne te dérange pas.

Elle me prit par la main et nous regagnions la voiture. Une fois installés dans les sièges de cuire blanc cassé, elle ne démarra pas tout de suite.
- Ça faisait déjà un petit temps que je t'observais. Je suis déjà venue chercher quelques trucs chez « Green's ». Tu m'attirais très sérieusement. Quand je t'ai vu rentrer dans ce café. Je me suis dit que c'était une chance inouïe pour faire ta connaissance. Et nous voilà.
Je gardai le silence. Perdu dans mes pensées. Alors comme ça, elle m'observait. Je ne me rappelais pas du tout l'avoir vue dans la petite boutique de Jack.
- J'avoue que, je ne me rappelle pas t'avoir vue. Mais tu me plais. Beaucoup même.
Je sentais le sang monter. Cette franchise me mettait à l'aise. Au lieu de me répondre, elle fit vrombir son moteur et démarra. Le trajet se fit en silence. Quelques minutes plus tard, elle s'arrêta au bout du chemin. Une belle petite maison, plus isolée que les autres, se dressait devant moi. Je sortis de la Mercedes, sans quitter la petite maison des yeux. Elle était si élégante ! Une fois à l'intérieur, mon étonnement se fit encore plus grand. Tout était très chaleureux. Les couleurs étaient chaudes. C'était un endroit inconnu et pourtant, je m'y sentais bien.
- Alors ça te plait ?
- C'est... Superbe !
- Oui, j'ai choisi des couleurs chaleureuses !

Nous nous dirigeâmes vers la cuisine. Elle ouvrit son frigo et je faillis tomber là. J'avais pris l'habitude de voir un réfrigérateur avec une brique de lait et les restes du jour d'avant. Au lieu de ça, j'en découvris un bondé. Remplis par du fromage, de la charcuterie, de la viande prête à être cuite,...
- Alors, que veux-tu manger ?
- Ça m'est égal. Choisis ce que tu veux !
- C'est toi l'invité ! protesta-t-elle.
- Si tu insiste... Ce jambon me fait de l'½il. Une tartine de ça me suffit.
- Tu rigoles ?

Elle referma le frigo et quitta la pièce en secouant la tête. Elle revint avec du lard, de la crème fraîche, et du fromage râpé. Je l'interrogeai du regard. Je compris ce qu'elle compta faire quand elle fouilla dans un des tiroirs et en sortit un paquet de pâtes. Ça me convenait aussi. A vrai dire j'avais réellement faim. Mais je devrais patienter, parce qu'il fallait attendre que tout cuise.
- Lou' ? Parles-moi un peu de tes parents. Si tu veux bien.
Un blanc gênant s'installa.
- Laisse tomber. Je n'aurais pas du aborder le sujet.
- Non ! Et bien... Mon père est professeur de Français dans l'une des universités les plus réputée d'Amérique. Et ma mère... Ma mère est morte dans un accident de voiture il y a bien longtemps. Je ne l'ai jamais connue. Après son accident, mon père jusqu'alors professeur d'Anglais ici, a décidé de changer totalement de milieu voulant oublier cet accident. Il est partit et m'a placée dans un foyer d'accueil. J'avais six ans. A dix ans j'étais déjà très autonome. Et vers quinze ans, j'ai retrouvé sa trace, grâce à un de mes oncles. Je vis seule dès mes dix-huit ans passé d'un jour. La famille n'était pas très chaleureuse. On ne mangeait même pas ensemble. Enfin tu vois le truc.

J'avais écouté son récit avec attention, touché par cette confiance. Puis elle me posa la même question...
- Mes parents sont morts quand j'avais neuf ans. On avait été invité à une communion. Mon père avait un peu bu. Un verre de trop. Un seul survivant. Moi. J'ai longtemps été renfermé sur moi-même et j'avais été placé dans l'internat de l'école. Et puis j'ai rencontré une fille et... ça m'a remis sur pied. J'ai commencé des études d'architecte. Mais je n'y arrivais pas, j'ai abandonné et me voici ici.
Je fus moi-même étonné de mon mensonge. J'étais en fait très fort aux études. Mais c'est le meurtre qui m'a poussé à arrêté ces magnifiques études. Mais je ne pouvais décemment pas lui dire ça. Par bonheur elle ne me demanda pas qui était la fille. Elle en aurait certainement entendu parler et m'aurait questionné.
- Pourquoi ça a cassé avec cette fille ?
- On s'est rencontré en secondaire. On voulait faire le même métier, ouvrir notre propre affaire. Et on a été dans une université à Bruxelles. Mais comme j'ai du arrêter, on a perdu contact et voilà.

Ce mensonge là aussi m'était venu facilement. Il ne fallait pas que je prenne trop cette habitude. Par chance, la minuterie sonna, annonçant le souper prêt.
Le repas se passa sans embûches. On apprit à mieux se connaître. Maintenant, j'en étais certain. Je l'aimais de tout mon c½ur. Enfin presque, Sonya avait encore sa petite place. Mais maintenant Lou' en avait la majorité. Pour la première fois depuis quatre ans, je me sentais réparé. J'étais bien, avec celle que j'aimais.
- Je te fais visiter la chambre ?
- Avec plaisir, lui dis-je avant de l'embrasser.

Elle me rendit le baiser avec passion. Nous allâmes vers la pièce évoquée, c'est à dire à l'étage. Mais elle n'attendit pas que nous ayons fini de grimper les escaliers, avant de m'enlever mon t-shirt.
Je me réveillai, des rayons de soleil dansaient sur la figure. Je tournai la tête à droite. Je n'avais pas rêvé. Elle se tenait belle et bien là. Immobile. Ses cheveux blonds brillaient sous l'éclat du soleil. Je fus ébloui par la beauté de son corps. Je me rapprochai d'elle, embrassant son épaule nue. Elle se retourna et me regarda d'un regard auquel je ne résistai pas.
- Bien dormi mon amour ? susurra-t-elle.
- Comme une marmotte... et toi mon ange ?

Son rire cristallin me répondit. Elle et moi. Il n'y avait plus que ça qui comptait.
- J'ai de l'argent sur le côté, et des vacances à prendre que je n'ai toujours pas prises et qui m'attendent depuis un bon bout de temps. Ça te dirait un voyage à l'étranger ?
Quel programme. Je ne refuserais ça pour rien au monde mais...
- J'aimerai accepter ta proposition, mais je n'ai pas de quoi te payer. Je suis fauché. Je sais, c'est débile, mais voilà.
- Je te paie tout... tu me rembourseras plus tard. Mais j'ai vraiment envie de partir avec toi...
- Si tu insistes... Je ne saurais te dire non !
- Je fais cet effet là aux hommes, plaisanta-t-elle.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle appela son patron qui lui donna sans rechigner ses congés réclamés. Et nous réservâmes des billets pour l'Arizona. Et bouclâmes nos valises. Moins de deux jours après cette décision, nous étions dans l'avion.
C'est sans encombre que nous arrivâmes à l'hôtel. La vue était magnifique, j'eu le temps de l'apprécié longuement, le temps que ma bien aimée se douche. Les cheveux encore mouillés, je réfléchissais. Cela faisait bizarre d'être de nouveau amoureux. Mais cette voix continuait à me dire de faire demi-tour, car si cette fille me laissait tomber, cette fois, je ne saurais m'en remettre. Mais ça ne sera pas le cas ! J'en étais sûr. Sa toilette fut rapide car quinze minutes après, elle me prit par la taille, m'attira dans la chambre, après avoir fermé les stores.
La quinzaine de jours passa à vitesse grand V. Elle passa dans une ambiance décontractée. Nous ne savions pas se détaché l'un de l'autre, toujours ensemble. Je me sentais sans mon bouclier dès qu'elle était à plus de dix mètres de moi. Nous avons visité pleins d'endroits les matins, car les après-midi était assez chaudes. Nous les passions au bord de la piscine du petit hôtel. Au fur et à mesure que je passais mes jours à ses côtés, je la trouvais de plus en plus ravissante. Malheureusement, il était temps pour nous de regagner notre coin pluvieux de Belgique. Dans l'avion, je vis une larme tomber sur sa joue.
- Mon amour, qu'y a-t-il ?
- Je suis triste de quitter ce bel endroit.

Je la serrai contre moi, elle calla sa tête dans le creux de mon épaule et nous restâmes comme ça tout le temps que durait le vol – c'est-à-dire, longtemps. L'Arizona allait me manquer. C'était tellement beau, chaud. Mais tant que je restai avec Louise, j'étais aux anges.
- Nous allons commencer la descente vers Bruxelles. Veuillez attacher vos ceintures et remonter vos tablettes. Merci
Je réveillai ma compagne qui émergea d'un sommeil profond. Elle se redressa en sursauts sur son siège et resta distante. Elle avait les yeux rougis. Je n'avais même pas vu qu'elle avait pleuré pendant le voyage. Je posai une main sur son bras qu'elle retira. Ensuite elle me regarda et fit une grimace.
- Un mauvais rêve qui me fait trembler, dit-elle.
Je repris mon bras, encore en suspend dans l'air. Et je pris peur. Et si son mauvais cauchemar devenait réalité. Cette pensée me fit frissonner. Un frisson qui me parcouru toute la colonne vertébrale. Je regardai à ma droite, côté hublot. Je fus surpris de voir des voitures de police regroupées. Une fois l'avion stoppé, elles entourèrent l'avion. J'examinai Lou'. Elle se mordit la lèvre. Et de nouveau, les larmes coulèrent de plus belle. Je voulus la prendre dans mes bras, mais elle s'écarta.
- Désolé, souffla-t-elle.
Je ne compris pas. Puis, je scrutai à travers la lucarne. Et commença à réalisé. Tout se passa ensuite très vite.
- Jared Pier ! Veuillez sortir de l'avion, mains en l'air.
Je fixai mes pieds, et tournai mon regard vers la traîtresse. Fou furieux, je me levai et descendis de l'appareil. Mains en l'air. L'homme qui avait parlé dans le haut-parleur, lâcha l'objet en question et vint vers moi. Sans défense, je me retournai, regardant l'entrée de l'avion. Je la vis, à la sortie. Pleurant. Mais ça ne me faisait rien. J'étais bêtement tombé dans le piège qui s'était désormais refermé. Mes sentiments pour elle était vrais, et ce n'était pas réciproque. Cette vérité me frappa de plein fouet, me lacérant le c½ur. Les mains liées dans mon dos, je tombai sur le sol.
- Allez, debout !
Mais je ne réagis pas. Ils durent me porter dans le fourgon. La tête basse. Vaincu. Je la vis monter dans une autre voiture de police. Alors elle était l'une d'entre eux.
Elle était sous couverture pendant tout ce temps. Avocat, quel beau métier. Je suis naïf. Je commençai à rigoler de moi. Je comprenais désormais le regard qu'elle avait eu dans la voiture quand je l'avais relooker. Un vrai crétin. Du début à la fin !
Je ne vis pas le temps passé. En un temps qui me semblait très court, nous avions rejoint la petite ville d'Arlon, où allait se tenir mon procès. On m'entraîna dans une salle d'interrogatoire. Mais à quoi ça servait ? Il était sûr de mon statut de coupable, moi avec. Il s'assit en face de moi, mains croisées sur la table.
- Bon... Jared. Avoue-le ! T'es coincé de toute façon.
Mais j'étais devenu comme une plante. J'avais le moral tellement bas ! Et puis je réussis à murmurer un :
- Ça servirait à quoi que je vous le dise, si vous le savez déjà ?
- Et bien, à ne pas faire un long procès.
- Mais il y en aura quand même un.
- Oui. Veux-tu un avocat ?
- Pour faire quoi ? Payer quelqu'un pour que je finisse quand même en tôle ?
- Oui il en veut un !

Je tournai la tête, la porte venait de s'ouvrir. Je découvris ma scélérate.
- S'il te plaît Louise !
- Papa ! Je fais ce que je veux ! Laisse-nous s'il te plaît. Et coupe le micro !

Son... père ? Enfin, il obéit à sa fille. Une fois la porte refermée, elle n'attendit pas qu'on ne nous écoute plus, avant de prendre la parole.
- Jared. Je suis sincèrement désolée. J'ai appris à te connaître, je ne voulais même plus te faire tomber dans le piège. Mais je n'avais pas le choix !
Je ricanai. Ben voyons. Elle ne savait même pas me dire la vérité. Elle était belle la confiance ! Un père prof de français dans une université Américaine. Mensonge jusqu'au bout. Sauf son nom. Et son métier.
- Derek, je t'aime !
Dans ses paroles je cru entendre de la douleur. Et elle le disait elle-même. C'est Derek qu'elle aimait, or je suis redevenu Jared dès que je suis sortis de l'avion !
- Je te servirais d'avocate. J'allégerais ta peine. Fais-moi confiance, je t'en prie !
- Comment pourrais-je te faire confiance, Lou' !

Le fait de prononcé son nom, agrandit le trou déjà béant de mon c½ur. Pourquoi n'ais-je pas écouté cette voix ? Le fossé de mon c½ur ne sera jamais réparé. Je pensais qu'elle l'aurait rebouché, or elle en a fait un encore plus grand.
- Va t'en, lui soufflais-je.
Elle me regarda, les yeux brillants. Retenant ses larmes. Je n'allais pas lui céder. Son air de chien battu ne me faisait plus rien. Du moins, j'essayais de m'en convaincre.
- Si c'est ce que tu veux.
Elle tourna les talons et s'en alla, claquant la porte. Mais j'eu le temps de voir un sanglot sur sa figure. Elle n'était plus ravissante. Je pris le stylo sur la table, et pris une feuille. Racontant du début à la fin ce que j'avais fais. Une larme vint s'écraser sur la phrase que je venais d'écrire, étalant l'encre. Le chef de police vint, regarda ce que j'écrivis et eu un sourire de triomphe éclairé son visage. Une fois la lettre finie, il me prit et me mit dans une cellule, me disant que j'aurais quand même droit à un procès.


« Alors qu'un homme, encore plus brisé qu'il ne l'était avant cette rencontre, sanglotait sa bien aimée Sonya au fond de sa cellule, une jeune femme était en train de regarder un coucher de soleil ravissant, pleurant et regrettant son amant perdu. »
Texte 2 - Sujet 1

# Posté le mardi 03 novembre 2009 10:51

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 05:09